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Mécanismes biologiques

Les cellules endométriales peuvent migrer et s’implanter sur divers organes : ovaires, trompes, ligaments utérosacrés, rectum, vessie, diaphragme, poumons… Chaque cycle menstruel entraîne de micro-saignements au sein de ces lésions. Incapables d’être évacués, ils déclenchent une réaction inflammatoire locale persistante, à l’origine de douleurs intenses et de phénomènes d’irritation des tissus.

Les lésions d’endométriose ne se contentent pas d’exister : elles créent leur propre environnement pathologique. Elles stimulent la formation de nouveaux vaisseaux sanguins (angiogénèse), ce qui leur permet de croître et d’entretenir un état inflammatoire permanent. Elles favorisent également la croissance de nouvelles fibres nerveuses (neurogenèse), qui viennent s’infiltrer au cœur même des lésions. Cette innervation anormale explique la douleur chronique : les nerfs sont directement exposés aux foyers inflammatoires, ce qui intensifie et perpétue le signal douloureux.

Ce signal douloureux, stimulé en permanence, peut devenir autonome et chronique. C’est ainsi qu’apparaissent, chez certaines femmes, de véritables douleurs neuropathiques, marquées par une hypersensibilité et une douleur persistante même en dehors des règles. Au fil du temps, l’inflammation favorise le développement de tissu cicatriciel (fibrose) et la formation d’adhérences. Ces brides fibreuses relient entre eux des organes normalement indépendants, limitant leur mobilité et générant des douleurs pelviennes, lombaires ou digestives.